DERNIERE SEMAINE: REPOS SUR TALIPANAN

Pour la dernière semaine, nous avions projeté d’aller sur l’ile de Marinduque. Mais au moment du départ, apres une mauvaise nuit due à la rhino-pharyngite-laryngite…je n’ai pas eu le courage de prendre la route pour 7h encore vers cette ile assez éloignée. Nous partirons donc pour Puerto Galera, déja visité mais avantageusement accessible en 3-4h.

Nous résiderons au Mountain Beach resort dans un quartier que nous aimons bien, les dernières plages vers l’ouest: Tamaraw, Aninuan et Talipanan beachs. Nous ne changerons plus de lieu. Directement sur la plage, avec le soleil et la brise de mer. A peu près seuls; nous tenterons d’engager la conversation avec nos voisins hollandais, très britishs mais sans grand succès.

plage de White Beach et haut loin Talipanan

Dès le premier soir, nous fonçerons chez Lucas manger une pizza: il a la réputation d’etre la meilleure pizzéria de toutes les Phils; nous adorons la cuisine de Lucas, rarement déçus. Les jours s’écouleront doucement: repos, plage, baignade, promenade, lecture…A cette occasion la lecture du roman  »Le club des incorrigibles optimistes »  de  Jean Michel GUENASSIA sera un vrai régal. Je vous le recommande.

notre coin petit dej au Mountain Beach resort

Nous ferons quelques belles promenades le long de la plage et quelques découvertes comme le TRIBAL HILLS  resort sur Aninuan, récemment construit et dominant les plages, ainsi que El GALLEON BEACH resort sur la plage de Small la Laguna, de belle facture, à partir de 2200p la nuitée. Prendre un pot au BADLAZ, directement sur le port de P Galera, une consommation ou un plat au Puerto Galera Yacht Club peuvent se réveler des moments agréables.

vue du Tribal Hills resort

Nous découvrirons aussi sur la route de white beach, un nouveau bar sans nom, décor bambou, au tarif délicieusement bas: l’instant coffee à 10p, le coke (il faut dire coke et non coca cola pour se faire comprendre bien que cela soit écrit coco cola sur la bouteille) à 15p, le fruit shake à 40p pas mauvais du tout; et nous serons clients tous les jours..Le bar était tenu par une femme avenante; si tu commandes 2 fruitshakes, un à la banane et un à la mangue, la dame n’a pas les fruits en stock: elle envoie  une gamine à coté acheter quelques bananes et mangues ; si tu commandes 2 cokes, elle envoie vite la gamine acheter une bouteille chez la voisine car la patronne n’ a qu’une seule bouteille disponible. Un jour, on arrive et on commande 2 shakes; la gamine nous dit que ce n’est pas possible car la patronne n’est pas là; nous montrons notre surprise, du coup elle va trouver une petite voisine qui tiendra la boutique pendant qu’elle ira chercher la patronne; celle-ci finit par arriver pas tres souriante ( nous avons du la déranger, la sieste, une partie de carte…) avec des fruits car y en a toujours pas en stock et envoie la gamine acheter de la glace car dans le fruitshake, hormis le fruit, le sucre, il y a uniquement de la glace pilée. Voilà un aperçu de la petite économie: des que tu as ouvert ta boutique, et que tu as gagné 3 pesos 6 centavos, tu délègues ; ensuite tu fonctionnes à flux tendu, c’est simple quand tu n’as pas le produit tu vas le chercher chez le voisin… encore, quand tu es décidée. C’est aussi ça les philippines.

la vue depuis notre  modeste chambre

Au Mountain beach resort nous avons une chambre simple en bambou, donnant sur une terrasse commune et joli jardin, une salle de bain donnant sur l’arrière  pour 700p  prix négocié. Quand on aborde la salle d’eau, les problèmes commencent, les philippins ont un vrai souci avec la plomberie

Un ami se proposait de mettre en contact le plombier polonais avec la plomberie philippine , riche idée. Ici, la chasse d’eau est hors d’usage ainsi que le robinet du lavabo. La douche marche, mais le jet d’eau arrose la cuvette des vécés, aussi quand on s’en sert, on a toujours les fesses mouillées , c’est le grand chic local. Ce n’est pas grave en soi, il fait toujours chaud.

La, intervient le  fameux  »tabo », instrument de base de la salle de bain, une espèce de grosse louche en plastique. Nous avions les memes autrefois dans la France profonde. Dans les années 1980, on trouvait encore  » la couade » dans les fermes du Perigord ou de Correze, en métal , bois ou plastique…

exemple de plomberie philippine…authentique

Le tabo va de pair avec le bucket, le seau en plastic. Quand on prend possession des lieux, on commence par remplir d’eau le seau ou bucket en prévision d’éventuelles coupures d’eau, assez fréquentes. Avec le tabo, on peut tout faire : se doucher, se débarbouiller, rincer les wc… etc. En 3 coups de tabo, on fait une toilette complète; si tous les français se mettaient au tabo, les distributeurs d’eau auraient du souci à se faire…non!!

La plomberie est une chose, l’électricité en est une autre..et la serrurerie, je vous en fait grace… Tout cela se dégrade tres vite, l’air salin aidant.

comment fermer la porte?

Donc, nous ne bougerons plus de notre hébergement familial et nous passerons nos dernières journées à peu pres seuls avec notre staff composé d’une sourde-muette, d’un garçon un peu simple, pas bien fini , avec une voix de fausset, un autre garçon à peine mieux, homme à tout faire, jardinier- ménager et…masseur (il nous proposera ces services…); seule la manageuse sortait du lot et assurait réception, facturation, cuisine…La propriétaire regardait la télé une bonne partie du jour ou nous parlait de sa soeur qui vivait en Espagne. Je n’ invente rien…

Un soir, la proprio qui nous parlait s’écriera:  »ciel, mon mari » et foncera jusqu’à la télé et n’en bronchera plus-par crainte ???. En effet, un homme était arrivé, assez costaud; une fois assis, il commandera une bière et monologuera d’une voix déja bien imbibée, puis il commandera une séance de massage à son masseur attitré, cité plus haut. Et là, en pleine salle de réception, nous assisterons au déshabillage de notre homme somnolent et à une séance de massage d’une heure: jambes, bras et dos compris… C’est à voir. Pourrait-on voir ça dans un hotel en France?

la plage de talipanan, 2 jours avant le départ

Nous profiterons de la plage superbe de Tamaraw, un kilometre de sable blanc pour nous presque tout seuls, grace à mr A—a. Mr A, un des hommes riches du pays, était proprietaire sur cette plage d’une magnifique villa avec succursale pour les invités; bien gardée, bien surveillée, bien entretenue, elle recevait la visite de notre homme quelque fois par an, par hélicoptère ou yacht  privé . C’est ainsi que nous profitions du calme de cette plage. Grace à mr A.

La famille A , native du pays basque espagnol, débarque à Manille au cours du 19 eme siecle et s’associe , s’affilie avec la famile R d’origine mexicaine, implantée depuis longtemps, et Z d’origine allemande; création d’un consortium aux activités variées: commerce,batiment, immobilier, banque, télécommunication, transport aeronautique, eau, énergie, électronique…développement du quartier financier de Makati ,  et de Fort Bonifacio Global City après acquisition d’une cinquantaine d’hectares …etc… j’ en passe. Moyennant quoi les membres de la famille ARZ font partie des familles les plus riches du monde, citées au classement Forbes. C’est pas beau ça !! Petite précision: la famille fut aussi propriétaire du vieil aerodrome de Makati des années 1930; l’actuelle avenue A (8 voies de circulation ) fut batie, dit-on, sur la vieille piste de l’époque et on peut encore voir au coin de Makati avenue l’ancien aéroport et sa tour de controle, aujourd’hui transformé en bibliotheque.

ancien aéroport de Makati

ancien aéroport de Makati

 

batiment et immobilier à Fort Bonifacio Global City

Le quartier, vous l’avez compris, abrite toutes les ambassades, les palaces, la finance, les multinationales, le commerce de luxe, les villas de luxe..etc. Que ça doit sembler bon d’etre immensément riche dans un pays tres pauvre!!

Pourquoi mes parents n’ont pas eu l’idée d’etre propriétaire de quelques hectares à Roissy? Ca m’aurait arrangé..

 

rencontre avec une petite fille mangyan

Nous regagnerons Manille, le départ approchant: la bangka, le bus express, puis le métro, nous sommes rodés maintenant. Dans les couloirs du métro, nous passerons  devant un occidental assis par terre avec une pancarte: » je n’ai plus d’argent, plus rien à manger »; notre homme d’une cinquantaine d’année était encore propre, ses ennuis devaient être récents. Nous marchions vite avec nos sacs à dos, portés par la foule et nous avons hésité à nous arretter. Nous ne l’avons pas fait: j’ai regretté… on aurait pu lui demander quel était le problème et lui offrir la nourriture.

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Publié dans Philippines - Décembre 2011-Mars 2012 | Laisser un commentaire

LA CORDILLERE ET MOUNTAIN PROVINCE/LUZON: on n’ira pas.

Le 17/02: départ pour le nord vers la cordillère et les rizières en terrasses, une des merveilles du monde; nous espérons un temps propice.

Nous avons loué une voiture pour une semaine et quitterons Manille  le 17/02 à 6h du mat pour Baguio; circulation un peu difficile dans la première 1/2h; le temps annoncé est désastreux pour la saison: couvert avec pluie pour plusieurs jours. La voiture est une Toyota  Vios 1,3l de 2007 avec 80000kms, bien entretenue, aux vitres extra-fumées comme ça se fait aux Phils, de ce fait nous avons eu du mal à nous y habituer : Christine a dit qu’elle avait l’impression d’etre dans un cercueil et moi j’avais l’impression de conduire dans la nuit, au début je conduisais vitres ouvertes pour y voir clair.

Nous mettrons malgré tout 6h30 pour atteindre Baguio, à 250kms. Baguio, 300000hab et plus, 1490m d’altitude, température fraiche, activité débordante; à Baguio toutes les rues sont en pente, on ne connait pas le plat, il faut savoir démarrer en cote sinon on ne vient pas ici. Par ailleurs que vient-on chercher dans la ville des 1000 collines? Ville de villégiature, on vient y chercher la fraicheur; elle est réputée pour ses fruits variés, fraises, framboises, myrtilles,raisins, oranges..etc..son chocolat,son mountain coffee… ses fleurs et l’artisanat des peuplades des montagnes: tissus, travail du bois, du raphia..etc. Faire le marché couvert de Baguio vaut vraiment le coup. On achetera aussi un parapluie car la pluie est toujours là.

BAGUIO et les pins de Benguet

Baguio est aussi le passage obligé pour se rendre aux villages haut-perchés de la cordillère et des rizieres en terrasses; la méteo annonce du mauvais temps pour plusieurs jours et devant la pluie et la crainte de la conduite dans le brouillard (il faut passer par un sommet à 2500m) nous décidons de filer vers la cote direction VIGAN. Nous reviendrons lundi avec de meilleurs conditions, nous l’espérons.

costume traditionnel des montagnes

Ah, VIGAN, une des plus belles villes des Philippines, 47000 hab seulement, au patrimoine conservé. Malgré une bonne route, nous mettrons 5h pour faire 200kms, impossible d’augmenter la moyenne; nous arriverons fatigués mais Vigan ça se mérite: nous passerons devant sans la voir. 8km plus loin, nous reviendrons sur nos pas. Nous dormirons à l’hotel de la Cordillère, dans une des nombreuses demeures anciennes de la ville, ambiance espagnole, vieux meubles et lustres aux plafonds. Nous garerons l’auto dans l’hotel meme: c’est la première voiture que je connais qui passe la nuit à l’hotel sans payer la nuitée.

le Cordillera et son lustre

le Cordillera et son baldaquin

notre Vios au pied de l’escalier de l’hotel: les filipins nous étonneront souvent.

La ville est batie de façon geometrique, rues pavées perpendiculaires, autour d’une place, la plaza Burgos et d’une église peu jolie, massive afin de resister au tremblements de terre. Les maisons ont un aspect mexicano-espagnol étrange. Et pour cause, ces maisons ont été baties au 19e siècle par de riches marchands chinois et le style est un mélange d’inspiration mexicaine , chinoise et locale filipino-espagnole dont des vérandas fermées par des fenetres coulissantes en capiz ( le capiz est un bivalve genre huitre -coquille st jacques qui remplace avantageusement le verre et donne un aspect nacré).

maison typique de Vigan

Le quartier ancien, inscrit au patrimoine mondial, porte le doux nom de Mestizo District. La municipalité a eu la riche idée de créer quelques rues piétonnes, assez rares aux Phils pour etre signalé, tres agréables. Quand toutes ces maisons seront restaurées, la ville sera superbe. Pas mal de maisons ancestrales proposent hotelleries  , hébergements divers et restaurations .

notre calesa dans le vieux quartier

Les spécialités locales sont la fameuse longanissa de vigan (que tout le monde connait… non? ah, bon-je connais surtout celle de catalogne) que nous n’avons pas testée; l’empanada, délicieuse pate de riz fourrée de viande, oeuf, legumes et papaye, puis frite à l’huile: héritage culinaire espagnol. Autres spécialités de la région d’ILOCOS, le tabac (philip morris est présent) le tissage de l’abel, espèce de cotonnade, la poterie, la vannerie, le raphia….Possibilité aussi de faire le tour de la ville en calésa, calèche tirée par un petit cheval, pour 150p/heure, ce que nous tenterons: notre couillon de conducteur prendra des initiatives et nous fera faire plus de route que de vieilles ruelles et nous embarquera pour plus d’une heure; une ballade sympa finira en  prise de tete car il nous fallait aussi quitter l’hotel et reprendre la route. Les chauffeurs sont nos ennemis, tous des roublards; toujours les avoir à l’oeil et fixer fermement les prix…

Christine étant de plus en plus angoissée et effrayée, à l’idée d’emprunter la HALSEMA  road, route étroite et sinueuse, longeant des précipices, nous renoncerons  en final à ce projet pour continuer la route vers LAOAG et PAGUDPUD. En plus, mauvais temps persistent.

Sur la route de LAOAG, nous visiterons la magnifique église de PAOAY, classée au patrimoine mondial, dans un joli village calme et propret.

l’église de PAOAY et son clocher attenant

église de PAOAY : détails

Plus au nord, Laoag est déja une grosse ville tres animée; souvent présentée comme une ville sans intéret, nous l’avons trouvée plutot sympathique. Il est vrai que nous avons trouvé un excellent couchage, bon rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et du trafic: je vous donne le nom si ça vous tente: le Palacio de Laoag, paterno street, avec piscine et breakfeast included pour le prix négocié de 1350p.

Nous prendrons nos repas et collations  à l’amusant et étonnant snake-bar, le MACY’S DINER, déco des années  US 1950 ( ça me rappellait le premier snack où nous allions manger avec nos parents dans les années 60) bonne musique des beatles 62-63..etc

Le Macy’s diner à Laoag, on adore…

Que faire à Laoag? : visiter la cathedrale Saint Guillaume (St William’s Cath.) assez jolie à l’intérieur, moins belle à l’extérieur et son étonnant clocher en brique, à l’écart comme souvent ici ; ce dernier s’enfonce progressivement dans le sol meuble au point que un homme debout ne puisse en franchir la porte.

intérieur renaissance local ds St Guillaume cathedrale: volets en capiz

A signaler le  musée digne d’intéret d’ Ilocos Norte, installé dans un antique entrepot de tabac tout en brique ( la brique et poterie étant une des spécialités locales) et proposant une collection intéressante d’objets usuels des peuplades de la région, ilocanos, itnegs et autres igorots: nous ferons une jolie visite. Quelques vieilles maisons aussi…

costumes traditionnels, musée de Laoag

Le 20/02, nous partirons vers midi pour PAGUDPUD et ses belles plages du nord; la route est belle, de moins en moins de trafic, de plus en plus de nuages; sur le bord de route, de nombreux marchands proposent de l’ail, des tomates bien rouges, des oignons, échalotes à prix ridicule, du sel de Pasuquin, du vinaigre et vin de canne à sucre (Basi non testé)…et curieusement des bonzais…,  je vous conseille de venir faire vos provisions ici. Nous croiserons aussi deux hommes transportant par les pattes un chien au museau ficelé au fil de fer; il allait passer un mauvais moment: les habitants d’ILOCOS, les ilocanos, ont la réputation d’apprécier cet animal.

étals en bord de route: sel, ail, oignon, vinaigre de canne….

Nous ferons un petit détour pour admirer à meme la plage le champ de windmills        ( moulins à vent ou éoliennes) de BANGUI.

champ d’éoliennes de Bangui par un temps de chien

Nous ferons une petite pause sur saundbeach sous un léger rayon de soleil pour se trouver un couchage: si la plage peut etre qualifiée de jolie, les resorts, gros batiments en béton, nous ont semblé en general peu attrayants et chers; d’ailleurs il n’y avait pas grand monde et personne dans l’eau, plutot tres fraiche. Nous finirons par dénicher un native breezeroom comme nous aimons pour 800p, tarif basse saison, au Britanya; nous demanderons juste une couverture pour la nuit, sans rire.

éclaircie sur la Saund beach- Pagudpud. Il y a quelqu’un?

Ceci fait, nous pousserons une pointe jusqu’à la célèbre Blue Lagoon beach, nous la trouverons battue par les  vents et sujette aux déferlantes.Nous descenderons bien couverts jusqu’à Batay Abot cave, un rocher percé. Nous jetterons un oeil à los  dos hermanos islands, 2 rochers identiques, et nous trouverons les lieux plutot défigurés par l’important complexe du Hanna’s beach resort, dommage!!

blue lagoon et los dos hermanos au loin

Bretagne?… non, Luzon nord: abot cave

Apres 700 kms et apres avoir touché le point le plus septentrional de LUZON, nous rebrousserons chemin, du vent plein la figure, sans avoir le courage de jeter un oeil au Kapuluan Vista resort, pourtant un des beaux hébergements de la région.

rencontre vers BLUE LAGOON

Le lendemain, nous reprendrons la route à 6h30 pour entamer le retour; sur le chemin, les plages un peu fades de San Fernando-La Union ne retiendront pas notre attention. 12h apres et 500kms plus loin, à la nuit tombée, nous atteindrons Lucap et le Milagro déja fréquenté en décembre; l’unique raison étant que nous voulions retourner au « Maxine by the sea », l’excellent restaurant de l’endroit . Nous commanderons de nouveau les memes plats, c’est à dire un oyster’s kinilaw (huitres crues au vinaigre, citron,gingembre, piment…servies juste tièdes)  et un seafood kare kare (fruits de mer et poissons à la purée d’arachide et quelques légumes juste cuits) un délice!! On ne peut que recommander ce lieu, prix raisonnable, plats très copieux…

kinilaw à 190p soit 3e50 : nous avons estimé 60-70 huitres décortiquées dans le plat .   kare kare à 390p soit 7e, bon pour 2-3 personnes. Si ça vous tente , c’est sur le port.

Apres une mauvaise nuit, assez chaude, prets à partir de bonne heure vers Manille distante de 250kms. Bong, notre boatman de décembre viendra bavarder et prendre de nos nouvelles avant le départ. Vers 10h, nous serons au niveau de Candelaria et l’ile de Potipot, chaudement recommandé par le suisse M Zoller: nous irons sur la plage, Potipot est à 2 pas au large, on pourrait y aller à la nage.

arrivée sur Potipot

Nous décidons d’y passer la journée, question de changer de la conduite auto , faire de la plage et profiter du soleil revenu. 5mn plus tard, muni d’eau, de pain, d’une boite de sardines Century et de mangues, nous poserons pied à terre. Sur l’ile, pas de boutiques; ni personne en dehors des gardiens; compter 400p pour le bateau et 100p/tete de taxe d’entrée. Grand soleil, mer chaude: nous profiterons de cette petite ile coralienne minuscule dotée de modestes hébergements; on peut y passer la nuit mais prévoir son manger, son éclairage et… son couchage pour 300p chacun.

notre plage abandonnée sur Potipot sous le soleil revenu

Nous resterons là jusqu’à 4h: plage, farniente, baignade, sieste, lecture, tour de l’ile…tel R. Crusoe. Puis retour à la cote.
Un petit bémol: malgré les 200p de taxe d’entrée consacrée en principe au maintien de la propreté et respect de l’écosysteme des lieux, nous avons trouvé que cela aurait pu etre mieux nettoyé, de nombreux mégots et bouteilles etc trainent par ci et là. Et il parait que c’est encore pire et infernal, certains we et vacances; donc si vous comptez y sejourner, choisissez bien le moment. Sinon, ça vaut le coup d’y passer une journée ou une nuit.

Les hotels de l’endroit ètant un peu chers (et bien que vides pas de promo) nous décidons de poursuivre un peu plus loin sur Iba vers le West Coast, dans nos prix et surtout qui possède un super bar sur la plage: on peut y prendre un cocktail face au coucher de soleil sur la mer de Chine, entourés de retraités scandinaves. Mais quand nous arriverons, plus de bar, emporté par le dernier typhoon d’octobre, la mer avait rongé une dizaine de mètres. Nous prendrons bien un cocktail mais ce n’était plus pareil; les scandinaves continuent à descendre tous les soirs pour leurs bieres, on leur a installé un petit coin vers la piscine…

Dernier jour, depart vers 6h apres une mauvaise nuit trop chaude, pas d’air…dernier arret au marché de Pundakit pour acheter des crevettes fraichement péchées et un kilo de mangue de zambales, les meilleures du monde d’après les locaux. A 11h, nous serons à Makati; avec une nouvelle crève genre laryngite cette fois-ci…ne vous moquez pas. A 4h, quand nous ramenerons notre toyota, le staff paraissait soulagé de nous revoir; mais quand il verra le kilométrage, 1700kms, il sera sur le c.l. La Vios, elle avait mouliné: 300kms de dépassement sur les 1400kms prévus au départ. Nous leur dirons à la prochaine, mais là le staff nous apprendra que, au dela de 65 ans, obligation de louer avec un chauffeur; ça m’a fait un choc et j’ai pensé à tous nos anciens qui conduisent en France…si on leur recommandait un chauffeur…Je vais peut etre mettre christ au volant, c’est une solution.

Bon, la région d’Ilocos c’est moins palpitant que la cordillère mais nous aurons la confirmation que les conditions météo avaient été mauvaises sur les montagnes, pas mal de glissements de terrain…Donc à refaire par temps meilleur.

circulation dans Manille

Publié dans Philippines - Décembre 2011-Mars 2012 | Laisser un commentaire

INTERMEDE THAILANDAIS

Pourquoi la Thailande? Ce 4/02, nos visas pour 59 jrs expirent: 2 solutions se présentent, soit le renouveler pour 7500p multiplié par 2, soit sortir du territoire des Phils et revenir peu de temps apres pour repartir pour 3 semaines sans visa Philippin. Nous choisirons donc la 2eme solution, nous ne donnerons pas 270euros à l’état philippin  et en rajoutant un peu nous prendrons deux billets pour la Thailande. Donc, départ ce jour à 21h 35, arrivée à Bangkok 3h après; retour vers Manille le 14/02 au petit matin. Au progamme: Bangkok 3-4 jrs  puis retrouver Guillaume et Amor qui seront dans le sud vers Phuket….A suivre.

Nous arriverons à notre guesthouse en pleine nuit, 3h du mat: mauvaise nouvelle, par méprise, notre chambre a été attribuée à d’autres touristes et tout est complet dans le quartier. Il nous faut nous résoudre à prendre un tuk-tuk (tricycle thai dont les chauffeurs sont assez gangsters) qui nous conduira à khao San road, le quartier des backpackers, encore tres animé et bruyant à cette heure, trop bruyant pour nous. Nous partirons à travers les rues un peu plus loin jusqu’à dénicher une piece + salle de bain au calme: dans quelques heures nous retrouverons notre chambre au  Tavee guesthouse dans le quartier de Thewet et là nous avons adoré le coin.

La ruelle du Tavee GH entre 2 marchands ambulants et un mecano

Bon, la Thailande c’est pas les Phils; c’est blindé de monde comme dirait Christ qui parle comme les jeunes; on est cerné de toute part par des touristes, jeunes et agés et meme des tout petits  qui trainent tard dans les rues avec leurs parents; on entend toutes les langues, beaucoup de gens des pays de l’est qui se mettent à voyager. Ça fait une faune invraisemblable et bigarrée , routards, babacools, rastas, tatoués et percings à volonté  …etc ; on peut meme trouver des routards-rastas-tatoués, mélange des genres !!!

liaison fluviale express

Apres la douce pagaille des Phils, le pays nous a paru beaucoup plus organisé, plus structuré,mieux entretenu, plus facile à apprehender; sauf que les thais ne parlent pas anglais et que nous ne pouvons pas lire l’alphabet thai; cela pose des problèmes pratiques pour se diriger ou pour commander un plat dans la rue.

essayez de vous diriger avec ça.

Sinon, on a visité la capitale, on en a eu plein les yeux:  des palais, des temples et des boudhas en quantité, plus beaux les uns que les autres; on en a pour un moment du boudha. Les visites sont facilitées par le transport fluvial: il est tres aisé, bon marché et agréable de circuler par bateau d ‘un bout à l’autre de Bangkok en suivant la rivière Chao Phraya .

temple

palais princier Bangkok

Encore du boudha

Le dernier matin, nous ferons la visite partielle des khlongs, les canaux de la ville en compagnie d’un couple de bretons du Lot et Garonne rencontrés le matin meme ; nos compagnons d’1/2 journée avaient entrepris un tour du monde à la voile, commencée 6 ans plus tot. Il  faut le faire…Actuellement leur voilier stationnait à Palawan aux Phils. Etant voisins en France, nous promettons de ne pas nous perdre de vue…Ça devrait pouvoir se realiser.

rencontre avec un varan de pres de 2m, quand il a faim il peut vous attaquer..peut etre

Rencontre sur le canal

A Bangkok, il a fait particulierement chaud: aujourd’hui 8/02 , nous partons vers la plage direction le sud ouest, via Krabi pour rejoindre Ko Lipe; nous esperons trouver la brise de mer. Donc avion Bangkok-Krabi pour 700kms, nous arrivons en fin de journée: la ville est plutot calme et nous passerons une bonne nuit. Le lendemain, levé à l’aube, direction Ko Lipe par la route superbe (3h) parfois à 4voies, puis par speedboat (2h) pour atteindre l’ile; la région est plutot agricole: nombreuses plantations de palmiers pour l’huile et d’hévéa pour… MICHELIN.  Arrivés à Kho Lipe, encore une fois ce sera épatant: ile paradisiaque, terre des gitans de la mer à la peau et chevelure tres noire, peuplade nomade des iles. Curieusement, les touristes italiens sont majoritaires.

notre plage au sunrise beach KHO LIPE

autre photo au petit matin

Nous y resterons 3 nuits en compagnie de Guillaume et Amor et la brise de mer. Ici, sable blanc et filao, eau claire; le soleil cogne mais la brise se lève en fin de journèe et ça fait du bien. J’ai comme l’impression qu’on reviendra.

bar sur la plage de Pattaya beach au coucher de soleil et oui... ça vous fait du mal!!!

Le 12/02, départ vers Songkhla à 140 kms pour voir la cote est et se rapprocher de l’aéroport de Hat Ay, car c’est le retour vers Manille. Nous arriverons en ville sans repère, pas de carte; mais en compagnie de 2 italiens munis du guide Lonely Planet: à quatre, nous finirons par nous diriger et trouver une chambre à pas cher dans un guesthouse; nous trouverons meme l’office de tourisme mais là on ne pourra pas nous fournir un plan de la ville et des environs.

La région est majoritairement musulmane, car proche de la Malaysie musulmane justement; mais…pas intégriste semble-t-il. Les gens sont plutot souriants et aimables; la vie pas chere car peu touristique.

singe de Tang Kuan hill, pagode royale sur la colline de Songkhla

Comment se passe un dimanche à Songkla? Comme partout, les familles vont à la plage; la ville est entourée par une longue plage de plusieurs kms donnant sur le golfe de Thailande, tres ventée: on vient en pick-up flambant (Toyota, Nissan, Isuzu…), on se gare cul tourné vers la mer, on baisse le hayon, on pose dessus les bières et le pique-nique et on passe la journée en famille, ou entre copains…Au fait, combien coute une Toyota Hilux ou une Isuzu D Max?

Songkhla le dimanche

Au moment du départ, nous retrouverons notre couple d’italiens perdus de vue depuis la veille; dommage ils étaient sympas: ils étaient de Riccionne ( vers l’année 1965 j’étais allé à Riccionne, la petite Venise, avec mes parents). Nous avons fait une derniere photo, echangé nos mails; nous sommes invités en Italie: arriverons-nous à tenir tous ces engagements?

Retour vers Manille, la gentillesse et le sourire des Philippins nous ont manqué; ainsi que leur désir de contact. Les Thais nous ont semblé réservés et distants, peut etre à cause de la barrière de la langue.

marchand ambulant

Allez, une recette thailandaise pour 3 personnes: PAD THAI, recette typique de rue. ingrédients: nouilles de riz  pho ou rice noodles 250gr, blanc de poulet émincé 180gr, cacahuetes pilées 3 cuilleres à spe, cives ou oignon nouveau émincés 3 cuillères à spe, germes de soja 1 poignée/personne, tofu détaillé en cubes 150gr, 2 oeufs, huile. Pour la sauce: sauce nuoc mam 3 c soupe, purée de tamarin 3 c soupe, sucre de canne 1,5 c soupe et pate de piment 2 cuilleres à café. Un wok ou une sauteuse qui n’attache pas. Mettre les nouilles à tremper dans un récipient plein d’eau tiède pour 15 mn. Puis dans un bol, préparer la sauce en mélangeant tous les ingrédients. Detailler les différents ingrédients, poulet, cives…. Dans un wok bien huilé 3 c à soupe, faire revenir  à feu vif le poulet émincé, rajouter les pates de riz essorées, bien mélanger, rajouter les cacahuetes écrasées, les germes de soja, la cive émincée, mélanger toujours , rajouter les cubes de pate de tofu et brouiller les oeufs dans un coin du wok puis mélanger  l’ensemble, puis pour finir rajouter la sauce; mélanger encore une fois et servir aussitot dans une assiette avec des tranches de citron vert. Chaque convive presse le citron, rectifie l’assaisonnement de son assiette avec du piment ou sauce nuoc mam. Variante: au poulet, on peut rajouter des crevettes détaillées. A vos fourneaux et tentez cette recette.

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MANILLE INSOLITE

ce taxi n’a pas l’air con comme on pourrait le croire, mais possède l’airconditionné.

Le Marshal fait les poubelles

Patisserie de luxe

Logo de restaurant dans Greenbelt

Boulangerie dans Greenbelt

Restaurant et bar

L’église de Quiapo de style mexicain

le Nazaréen noir, nous le toucherons

le Nazaréen noir, nous le toucherons comme tous ses adorateurs

 

Marché de Quiapo

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cuisine de rue sur feuilles de bananier vers Quiapo

chinoiseries....dans le quartier chinois

chinoiseries….dans le quartier chinois

grande champangne ou jus de pomme, comment jouer avec les mots dans le quartier chinois

grande champangne ou jus de pomme, comment jouer avec les mots dans le quartier chinois

habitats précaires

autre logo, j’aime les bars. y en a plus à Cubjac

 

 

 

 

 

 

 

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LA PENINSULE DE CARAMOAN

Encore une fois, nous émettrons l’idée de rejoindre Caramoan par un spécial trip en traversant le canal de Maqueda, ce qui fait un sacré raccourci. On nous avait dit que c’était possible depuis le village de Codon, situé á l’ouest de San Andres, mais il n’existe pas de navette régulière. Revenir sur Tabaco pour rejoindre la péninsule ferait un long trajet.

carte de Catanduanes et Caramoan

Nous serons donc à Codon le 25/01 à 13h par un temps moyen  et nous tenterons de négocier le bateau pour 1300p; impossible, il nous faudra donc prendre un bateau de pêcheur pour 1500p. Il y  a quand même près de 2h de traversée, c’est mérité; mais on tente toujours, à savoir que le marchandage se pratique aux Phils, sans trop insister.

La mer étant un peu formée, accompagnés de nos deux pêcheurs, nous arriverons bien mouillés au port de Guijalo malgré notre plastic de protection mais pas nos bagages. Encore un petit effort et 12kms de tricycle pour atteindre la côte est de la péninsule à Paniman ; et là , désolation: une  mer démontée , une eau troublée, un vent soutenu, des nuages noirs, un temps frais qui nous forcera à mettre nos polaires. Nous finirons par trouver une simple chambre à notre goût, direct sur la plage. Peu de touristes dans les environs.

notre hébergement à Paniman

vue de notre hébergement, nous dormirons au fond à l’ étage en toute simplicité

En plus, les américains étaient en train d’installer la logistique du prochain SURVIVOR, donc il passait régulièrement de gros camions dans ce village de pêcheurs. En effet,  Caramoan fut découvert en premier par les français pour tourner des épisodes de Koh Lanta, l’endroit riche en îles calcaires isolées semble propice pour jouer à Robinson ; depuis toutes les télés du monde défilent pour tourner leurs  propres émissions. Tout cela  déclenchera un essor touristique et quelques resorts classieux s’installeront sur les plus belles plages; maintenant on y vient pour aller d’île en île vierge au sable blanc en louant un bateau, surtout à la belle saison. A noter, sur notre plage, toutes les embarcations sont sponsorisées par la bière San Miguel, la bière des Philippines.

C’était aussi notre plan de nous promener d’île en île, mais différents évènements viendront le contrarier: le mauvais temps persistent, l’état de santé de Christine fatiguée par une toux tenace, les drivers de tricycle menteurs et roublards, un mauvais repas… viendront à bout de notre résistance.

basse pression sur Caramoan

Après une dernière nuit pluvieuse, nous prendrons le chemin de retour vers Manille. Caramoan ne sera pas notre endroit préféré lors de ce périple, assez loin de tout, peu facile d’accès, un cul de sac en fait; avec une mauvaise impression de Survivor qui semble provoquer peu de retombées auprès des locaux. A revoir par un temps meilleur: avril et mai seraient plus propices…

Il nous faudra rejoindre Naga, première grande ville pour attraper le bus de 12h30: nous arriverons 10h plus tard à Manille par une route en assez mauvais état; la diffusion du film Avatar dans le bus fera passer le temps. Des Naga, le soleil refera son apparition…ne vous moquez pas. Le temps change vite ici.

Un moment amusant: dans le bateau, une dame filipina nous demandera  »êtes-vous français? » – oui; nous apprendrons qu’elle travaillait à Genève, qu’elle connaissait le Jura, le pays de Gex, Fernay, surtout le Champion et le LIDL de Fernay où elle venait faire les courses car moins cher. Je la crois: les Suisses, ils viennent maintenant faire les course aux Rousses et Pontarlier. Ils étaient gens de maison, l’un à Morges près de Lausanne, les autres à Genève et commençaient à maîtriser le français…amusant non!! pas vraiment. J’ adore ces rencontres . Ils étaient en vacances et rentraient en Suisse les jours suivants…moins drôle. Ils semblaient satisfaits de leurs conditions en Suisse.

Après ce périple d’un mois….GOOD MORNING MANILA.

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VERS CATANDUANES VIA LE MAYON

Notre idée est de se rendre sur l’ile de Catanduanes, chaudement recommandé par un copain et par la meme occasion de voir le volcan Mayon. Mais pas de Mayon pour cause de nuages importants. Le Mayon est considéré comme un des plus beaux volcans de la planete, il présente des lignes parfaites, son nom voudrait dire  »beauté »; c’est le Fuji Yama des tropiques, la neige en moins. Il est surmonté d’un panache gazeux permanent et surveillé comme le lait sur la feu car  tres actif. C’est un volcan tueur, responsable de 74 morts lors de la dernière éruption dont une équipe de vulcanologues américains. Allez le voir sur le net, je n’ai pas d’image…

Le 21/01 avec le retour des nuages et de la pluie , nous débarquerons par le ferry de 13h (3heures de traversée) sur Catanduanes, grosse ile face au pacifique, en compagnie de Adam, notre surfeur israelien rencontré à Baler et retrouvé sur le ferry. Faute de transport et d’heure tardive, il nous faudra dormir à Virac, la capitale. Nous mangerons dans un superbe restaurant, joliment décoré: le  »Blossom », je vous le recommande. Nous gouterons aux pates et à la pizza pour changer du riz.

Le lendemain, nous nous leverons de bonne heure avec les nuages (il a plu pendant la nuit) et un début de crève; il faut dire que nous sommes entourés de gens qui toussent et éternuent. Nous prendrons le jeepney de 8h pour Puraran avec Adam et ses 2 planches (lui aussi débutait la crève); à 9h nous atteindrons notre but le Elena’s Majestics beach resort  et là ce sera épatant. 6 ou 7 bungalows basiques avec salle de bain; plat copieux, excellent et unique pour tous à 150p; vie familiale et amicale, en toute simplicité avec Aireen et Allan (la mère Elena étant décédée 3 ans auparavant) et les surfeurs.Le principe est simple et basé sur la confiance mutuelle; chacun a une fiche et la gère: tu consommes, tu marques sur ta fiche, apres on fait la note ensemble. On vient ici pour la  fameuse vague Majestic, une des plus belles du quartier et bien sur on parle, on pratique le surf.

notre modeste bungalow.....pour moi pas de surf

notre modeste repas aux langoustes

Les vagues, c’est comme le feu de bois dans la cheminée, c’est captivant surtout quand le soleil revient. Nous resterons 3 jours en compagnie d’anglo-saxons, d’un japonais enseignant au college de Virac et de notre ami Adam. On est un peu loin de tout comme souvent.

la vue depuis notre modeste bungalow

Le lendemain sera un bon jour pour le surf: tout le monde à l’eau á la première heure. Je les regarderais avec les jumelles négocier les vagues pendant 2h et parfois se faire exploser par elles: ils reviendront ravis et fatigués; un bon casse-croute , puis une bonne sieste…Le reste du temps, c’est lecture, partie de cartes, billard ou promenade. Je pousserais une pointe jusqu’à Barras le village le plus proche, sans intéret, question de marcher: 12 kms AR. Christine se reposera car fatiguée par une laryngite-trachéite.

Puraran beach et la vague Majestic

Catanduanes, c’est aussi le pays de l’abaka, une fibre tirée d’un bananier particulier, robuste, ne donnant pas de fruits…Une fois tissé, on peut en faire des vetements, des sacs ou des sandales…

abaka séchant sur la route

Adam, notre compagnon de route, a 24 ans; il fait toutes les bonnes vagues du pays avec son sac à dos et ses 2 planches de surf; et une carte des Phils uniquement, pas de guide car Adam ne lit que l’ hebreu, pas l’anglais ; il parle un anglais approximatif, mais il comprend et sait se faire comprendre; un peu l’espagnol, un tout petit peu de français car sa mère est française et il a des oncles en france. Quand il veut des renseignements du Lonely Planet, on les lit et il les transcrit en hebreu sur un bout de papier et il se débrouille avec ça. Et tout le reste à l’avenant… pas mal, non?

Au bout de quelques jours, il ne restera que Adam et nous 2; il nous faudra dire au revoir à la fine équipe. Adam vers Legaspi pour faire prolonger son visa, nous vers la presqu’ile de Caramoan,  pas loin de là, il parait que c’est pas mal. Adam embrassera Christine comme du bon pain, bientot elle pourra tenir une boulangerie.

la fine équipe

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VERS SAMAR ET DALUPIRI

Depuis Maripipi, nous envisagerons la possibilité de nous rendre directement à Calbayog sur Samar pour éviter de revenir en arriere et gagner du temps et des kms. La manager du resort nous dira que c’ est possible, mais qu’ il n’ existe pas de ligne réguliere: il  faut pour cela se rendre à l’ ile voisine de Milagro et là essayer d’ attraper un transport régulier vers Calbayog. Elle est capable de nous organiser le voyage avec la banka de l’ hotel vers Almagro pour 800p, somme correcte que nous accepterons; mais il faudra se lever à ….2h30, partir à 3h pour une heure de traversée.  »Pas de probleme » on lui dit.  Je serais malgré tout surpris quand dans la soirée, le pilote démontera  l’ hélice et l’ arbre de transmission de notre embarcation.

périple Maripipi-Calbayog via Almagro et Santo Niño

Nous partirons, le 18/o1, à l’ heure dite par nuit noire, mer correcte, temps nuageux sans pluie, en compagnie de 3 marins dont l’un muni d’ une torche pour indiquer régulierement notre position. Le  »pétarou » ira bon train et nous toucherons, une heure plus tard,  Almagro encore complètement endormie . Une conversation s’ engagera alors dans la nuit, du style:  » ohé, de la cote , il y a quelqu’ un »-  »ouai, que veux-tu? »repondait une voix éloignée- » il y a un bateau pour Calbayog? »- »il est déja parti, de bonne heure… va voir au village à coté, peut etre… »

C’ est comme cela que nous suivrons la cote de village en village, mais il faudra se rendre à l’évidence: de bateau point…Plus qu’ une solution, se rendre à l’ile voisine de Santo Niño (petit saint local représentant l’enfant-Jesus)). A 5h30, nous finirons par toucher un port où on nous promettait un trajet regulier pour 7h. Notre équipage nous quittera une fois le jour levé, une fois persuadé que nous étions entre de bonnes mains: nous leur paierons un litre de kérosene en bouteille de coke (en l’absence de station de carburant, celui-ci est vendu dans des bouteilles de coca cola) pour qu’ ils puissent rentrer.

A 9h, nous serons à Calbayog, à 12h30 à Victoria en face de Dalupiri apres avoir suivi la cote de Samar par une bonne route agréable. Le soleil revenait.

Dalupiri ou San Antoño island fait partie de quelques iles au large du nord ouest de Samar, les guides en parlent peu: nous serons tout surpris de découvrir une belle ile, plate, peu fréquentée avec quelques plages blanches et un bon choix de logements. Nous nous installerons au Haven of Fun.

notre resort: le Haven of Fun

Des le premier jour, nous rencontrerons Craig  du Quinnysplace resort, un australien affable qui nous fera bien rire avec toutes ses aventures: son fils avait racheté une grande maison de couleur verte, donnant sur la plage et Craig s’employait à remettre en état les lieux; il avait deja rénové plusieurs chambres et on pressentait qu’il allait en faire quelque chose de bien.

plage principale de DALUPIRI

Le lendemain sera tres ensoleillé, nous louerons une moto pour faire le tour de l’ile: chemin ombragé, couvert de cocotiers et petits villages. C’est comme cela que nous rencontrerons vers 10h dans leur petite maison de vacances sans electricité, Martin junior Palacio ( des fameux Palacio Shipping Lines ) et sa femme Monet. Martin fera cueillir des noix de coco et nous  nous saoulerons d’eau et de pulpe de coco pour un moment. Nous passerons une heure agréable en leur compagnie en face de l’ile de Capul au large: le retraité et bavard Martin nous racontera qu’ils habitaient à Calbayog, mais qu’ils aimaient revenir dans leur petite maison pour se ressourcer, manger du poisson juste péché et boire de l’eau de noix de  coco juste cueillie. Ils nous ferons promettre de revenir….

Famille Palacio

Nous découvrirons au cours du périple de grands fours à faire sécher le coprah; jusqu’alors nous avions toujours vu le coprah sécher au soleil.

Revenus vers 13h, nous irons manger au Quinnis un Bicol express, plat régional au lait de coco, accompagné d’un verre de vin australien (80p le verre si cela vous tente). Apres 3 semaines sans boire une goutte de vin, on n’a pas pu résister.

CABANA

Le lendemain, 20/01, grand soleil,  en partance vers l’ile de Catanduanes, région de Bicol: petit déjeuner au Quinnys à 7h, je tenterais le porridge à la banane , Christ le pain perdu de Craig, nommé ici  » french toast » ; nous sommes plombés et prets pour une longue route. Craig embrassera Christine comme du bon pain.

DALUPIRI & CAPUL

Traversée jusqu’à Allen avec une mer d’huile, la première…Sur le ferry pour Matnog (sud de Luzon) , Christine se fera copine avec Lourdes, une pinoy célibataire et dégourdie de l’ile de Capul qui se rendait à la banque à Sorsogon; elle travaillait dans le coprah, une des premières productions de l’archipel. Nous serons invités sur Capul : « tu logeras à la maison, tu as juste à me téléphoner un peu à l’avance pour que je fasses les courses ». Sur, on reviendra, Samar c’est plaisant: il y a encore des choses à découvrir. Nous quitterons Lourdes à Sorsogon avec toutes ses coordonnées: elle embrassera Christine comme du bon pain, 2eme fois dans la journée.

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